Tout savoir sur la location de voiture, la conduite et le stationnement lors d’un roadtrip aux Etats-Unis

La location de voiture

Indispensable à tout roadtrip en Amérique, la voiture est un poste de dépense à ne pas négliger car elle constitue votre habitat principal pendant quelques semaines !

Lors de la planification de nos voyages, je passe toujours par le site Autoescape pour comparer les prix. La plupart du temps, je réserve sur ce site. J’aimerais réserver en direct auprès de la compagnie, mais c’est malheureusement souvent plus cher. Il n’y a qu’en 2016 où on est passé en direct par Alamo, qui nous offrait d’ailleurs un conducteur additionnel pour le même prix.

Au cours de nos voyages, nous avons testé les compagnies suivantes :

  • Dollar à Newark, NJ en mai 2014 et à Los Angeles en novembre 2019
  • Discount à Montréal en août 2015
  • Alamo à Las Vegas en juillet 2016, mais à Calgary en juillet 2019
  • Hertz à Denver en août 2017
  • Thrifty à San Francisco en août 2018

Et elles se valent à peu près toutes. Néanmoins, j’ai l’impression que Dollar et Thrifty sont légèrement plus « low-cost ». Pour illustrer mes propos, au cours de l’été 2018 à San Francisco, nous avons récupéré notre voiture toute pimpante de l’extérieur, mais un peu dégueu à l’intérieur : des traces de gras sur l’accoudoir central ainsi que des raisins secs disséminés par-ci par-là. Puis lorsque nous avons rendu la voiture au retour, on a évité de justesse les 170$ de supplément pour le lavage de la voiture, qu’on a rendue, comme à chaque voyage, plutôt sale d’extérieur (on avait tout nettoyé à l’intérieur par contre). A mon avis, les expériences peuvent aussi être différentes en fonction des agences et des villes. Nous avons été très satisfaits d’Alamo Las Vegas, mais rien ne garantit qu’on aurait été traité de la même façon dans toutes les agences Alamo…

Jusqu’à maintenant, nous avons toujours récupéré et rendu les voitures à l’aéroport. J’ai lu dernièrement que c’était pourtant plus économique de les louer dans les agences de centre-ville.

Louer une voiture directement à l’aéroport a plusieurs avantages :

  • On la récupère dès qu’on sort de l’avion, ce qui évite de devoir payer les transports en commun ou le taxi pour se rendre à l’hôtel. Ne faites pas comme nous lors de notre premier roadtrip dans l’Ouest en 2016 : on était arrivé un mercredi soir mais on n’avait loué la voiture qu’à partir du jeudi. On a donc dû payer le taxi aéroport/hôtel deux fois… A l’époque, je n’avais pas encore conscience qu’un véhicule était indispensable pour se déplacer (contrairement à l’est des Etats-Unis), je pensais donc qu’on n’en aurait aucune utilité pour notre premier jour de visite en ville. Et puis, la voiture permet aussi de stocker rapidement tous vos bagages (surtout si vous voyagez aussi chargés que nous).
  • Il y a beaucoup de choix dans les grands aéroports ! Toujours à l’aéroport de Las Vegas, je me souviens avoir passé pas moins de trente minutes à choisir notre voiture, car l’employé Alamo nous avait dit : « RDV à l’allée 33, celle des SUV, et choisissez celui que vous voulez ! ». Malheureusement, c’est la seule fois où on a eu le choix. Pour les autres voyages, on nous a directement indiqué le numéro de place de la voiture qui nous était attribuée. On a rarement été déçus du véhicule qui nous était attribué. La seule fois où c’est arrivé, c’était en novembre dernier à Los Angeles, où on nous a donné une berline avec une carrosserie loin d’être impeccable, du coup on avait peur d’être mis en cause au retour. Dans le doute, on a pris plein de photos.

Il peut aussi être utile de comparer le prix à l’aéroport et en centre-ville. Dans ce cas-là, il faut aussi compter le prix des transports pour rejoindre l’agence en centre-ville évidemment.

Niveau budget, c’est globalement assez correct. Voici ce que nous avons payé lors de nos périples :

  • Mai 2014 : environ 140€ pour une berline pour 7 jours de location (Newark dans le New Jersey), soit 20€ par jour
  • Août-septembre 2015 : 442€ pour une berline pendant 17 jours (Montréal), soit 26€ par jour
  • Juillet 2016 : 562€ pour une berline pour 23 jours (ce qui était réservé), mais nous nous sommes finalement upgradés nous-mêmes pour un SUV pour 340$ supplémentaires à Las Vegas, soit 24€ + 15$ de supplément par jour
  • Août 2017 : 860€ pour un SUV pour 21 jours (Denver), soit 41€ par jour
  • Août-septembre 2018 : 530€ pour un SUV pour 21 jours (San Francisco), soit 25€ par jour
  • Juillet 2019 : 524€ pour un SUV pour 16 jours (Calgary en Alberta), soit 33€ par jour
  • Novembre 2019 : 165€ pour une petite voiture de ville pour 8 jours (Los Angeles), soit 21€ par jour

La conduite

La conduite aux Etats-Unis est super facile ! Conduire, c’est pas trop mon truc. Si je peux laisser le volant à quelqu’un d’autre, en général ça m’arrange. Mais là-bas, aucune excuse : les automobilistes sont plutôt prudents et respectueux, les routes sont larges et les stationnements également.

J’ai quand même quelques frayeurs :

  • Les interstates, ces grandes autoroutes où les camions roulent aussi vite (voire plus vite) que les voitures
  • Los Angeles. Ce n’est pas rare de rouler sur des routes avec de nombreuses voies dans les grandes villes américaines, mais Los Angeles, c’est encore un niveau au-dessus. En plus, la circulation y est dense en permanence. Je suis incapable de prendre le volant dans cette ville. En novembre dernier, sur la semaine, j’ai seulement conduit environ cinq kilomètres, dans les petites rues de Pasadena. C’est déjà un bon début non ?
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Au volant de la Jeep Patriot au coeur de la Death Valley – juin 2016

Voici quelques règles différentes de ce qu’on peut connaître en Europe :

  • Aux Etats-Unis, il est possible de tourner à droite au feu rouge. Donc si vous ne voyez pas de panneau « no turn on red », allez-y, sous peine de vous faire klaxonner si vous ne bougez pas. 
  • Il existe également des intersections avec 4 stops. La règle est alors la suivante : c’est le premier arrivé qui s’engage. Et ça se passe plutôt très bien.
  • Les feux sont de l’autre côté de l’intersection, alors veillez à vous arrêter avant.
  • Sur les routes comprenant plusieurs voies, il peut arriver que la voie tout à gauche soit réservée au covoiturage (carpool), il faut alors être plus de deux dans la voiture pour pouvoir y circuler. Sinon, restez sur les voies de droite.
  • Dans l’Est américain, il y a un peu plus de routes à péages que dans l’Ouest où seuls les ponts autour de San Francisco sont payants. Pour autant, les péages ne ressemblent en rien à ceux qu’on a en France : il est possible de les « éviter » en continuant sur la voie de gauche, réservée à ce qui correspond au télépéage. Et si vous empruntez cette voie, vous pouvez être sûrs que vous recevrez ensuite l’amende chez vous en France (+ les frais de traitement de l’agence de location de voiture). Donc le mieux, c’est de ralentir, prendre les voies de droite et payer l’autoroute 🙂

Concernant la vitesse autorisée, il n’y a pas vraiment de règle, si ce n’est que les interstates sont en général limitées à 65 mph (miles per hour). De ce fait, vous trouverez un peu partout des panneaux vous indiquant la vitesse. Sur les routes secondaires, il est rare de rouler longtemps à la même vitesse, car celle-ci change souvent, et je trouve ça parfois un peu fatigant.

Le stationnement

De la même façon, quelques bonnes pratiques concernant le stationnement :

  • Dans les villes, deux solutions pour se garer :
    • dans la rue, dans ce cas il faut payer le parcmètre avec des quarters, mais c’est pas toujours évident d’en avoir suffisamment
    • sur les parkings surveillés, où le tarif est bien souvent fixe, à la journée
  • Les hôtels qui ne proposent pas de parking ont parfois des partenariats avec des parkings privés à proximité. C’est le cas de l’hôtel San Remo à San Francisco. Situé dans le quartier assez central de North Beach, il est quasiment impossible de trouver une place dans la rue. L’hôtel suggère à ses clients de se garer au parking Northpoint Center (à 150 mètres) pour 20$ les 24 heures (23$ taxes comprises), ce qui est un tarif raisonnable pour la ville.
  • Concernant le stationnement dans les zones résidentielles, il faut être vigilant aux jours et horaires de nettoyage des rues : ils sont indiqués sur les panneaux. La plupart du temps, les deux côtés de la rue ne sont pas nettoyés au même moment. Vous pourrez alors vous stationner du côté gauche de la rue le temps que le côté droit soit nettoyé.
  • Globalement, il n’est pas autorisé de se garer sur le bord de la route où sur un parking pour y passer la nuit. Si vous n’avez pas d’autorisation ou un permis qui le justifie, il est fort probable qu’un agent vienne vous réveiller dans la nuit. Par contre, certains Walmart autorisent de se garer sur leur parking pour dormir dans la voiture. C’est l’un des rares endroits où c’est possible. Ne pas hésiter à vérifier sur ce site la liste des Walmart où c’est interdit (il y en a quand même beaucoup) : no overnight parking.

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