Roadtrip 2018 – Les Painted Hills du centre de l’Oregon

Nouvelle étape de ce roadtrip, nous voilà désormais sur les routes du centre de l’Oregon. Après une matinée outlets à Bend, où nous aurions dû passer un jour ou deux d’ailleurs – la ville est réputée pour ses activités outdoor, on roule vers Mitchell, où se situent les Painted Hills, où on a prévu de passer l’après-midi.

Bien que le paysage soit très différent de nos étapes précédentes, nous sommes ici toujours en territoire volcanique. Ces collines multicolores font partie du John Day Fossil Beds National Monument, une région très importante pour les paléontologues puisqu’elle comporte de nombreux fossiles d’animaux et de végétaux. Des traces de chevaux primitifs, de chameaux et de rhinocéros ont été retrouvées ici.

Le monument national est composé de trois secteurs :

  • Painted Hills, situé au nord-ouest de la petite ville de Mitchell, où on peut observer des collines multicolores sur fond de paysage désertique
  • Sheep Rock, plus à l’est, composé de fossiles d’animaux et de plantes, mais aussi des collines composées d’anciennes cendres volcaniques, teintées de bleu et de vert
  • Clarno, au nord, connu pour ses hautes palissades créées par des coulées de boue

Chaque secteur propose quelques courtes randonnées permettant de découvrir les lieux. Les trois secteurs sont assez éloignés, et une journée entière (soit deux nuits) est le minimum pour visiter l’exhaustivité du parc John Day Fossil Beds.

Pour ce qui nous concerne, nous n’avions qu’une après-midi à y consacrer, et je n’avais d’ailleurs repéré que Painted Hills, alors on s’est contenté de ce secteur lors de notre visite.

D’ailleurs, cette journée-là a été un peu stressante (décidément, après notre arrivée à Crater Lake sans essence…). J’avais réservé tous les hébergements du voyage, sauf cette nuit-là. La petite ville de Mitchell se situant à 14 kilomètres des Painted Hills, j’y avais repéré un camping « municipal », où du moins un petit carré de pelouse où on pouvait planter des tentes. C’est ce qui était écrit dans les commentaires sur Google Maps. Nous étions plutôt sereins mais avant de visiter le parc, on a quand même préféré aller jeter un oeil à ce fameux terrain, quitte à y planter notre Quechua dès le début d’après-midi. Et quelle fut pas notre surprise, en arrivant dans le village, quand on n’a jamais trouvé le terrain ! En plus, on voit des banderoles « Painted Hills festival – 1st of September » sur toute la rue principale (et unique) de Mitchel. Je vous laisse deviner quel jour on était ? Au-delà de ça, c’était aussi le week-end de Labor Day, le premier lundi de septembre est férié aux Etats-Unis, et les américains en profitent pour partir en week-end prolongé. Le seul hôtel de la ville était évidemment complet. On s’est donc retrouvé sans gîte pour le soir. Avant de céder à la panique, on a décidé d’aller visiter le parc, et de remettre à quelques heures plus tard la recherche d’une solution pour la nuit.

N’attendez pas grand chose de Mitchell, il s’agit presque d’une ghost town, même si vous y trouverez quand même un général store, une station service d’un autre temps et un petit point d’information. Pas grand chose de plus !

La visite du parc

Le parc est relativement petit et propose quatre balades courtes et faciles et une cinquième légèrement plus conséquente. Bizarrement, malgré l’annonce du festival, le site n’était pas aussi encombré qu’on l’aurait imaginé. Il est conseillé de visiter le parc en fin d’après-midi pour avoir les meilleures couleurs. Il fait également partie des sept merveilles de l’Oregon.

Painted Hills Overlook

On a commencé par le point de vue le plus facile, accessible par une courte balade de 0,5 mile, Painted Hills overlook. On peut y observer les étonnantes collines aux variations de jaune, doré, rouge et noir. Ces différentes couches de couleurs correspondent aux variations climatiques qu’a connu la région. Le rouge indique une période chaude et humide, où les marais prédominaient. Les variations de jaune sont quant à elles le reflet d’une époque boisée, plutôt tempérée et sèche.

Carroll Rim Trail

On a ensuite continué par le Carroll Rim Trail, qui permet de prendre de la hauteur pour profiter d’un beau panorama sur les collines. Ca grimpe un peu et il faut compter environ une heure pour l’aller-retour (2,6 km au total).

Une ferme perdue au milieu de ce paysage désertique

Painted Cove

Cette très courte balade est ma préférée, probablement parce que la couleur des collines est d’un rouge franc et vibrant, offrant un beau contraste avec le ciel bleu. Un ponton de bois permet de circuler au milieu des collines sans avoir à marcher dessus. Des panneaux donnent quelques indications sur les lieux, comme souvent dans les parcs, c’est assez bien fait.

Voyant la fin d’après-midi approcher, nous n’avons pas fait les deux dernières promenades. On a préféré se focaliser sur la recherche d’un hébergement, la nuit tombant assez tôt à cette période de l’année (vers 19h).

La visite des Painted Hills n’est pas forcément l’étape que j’ai préféré au cours de ce voyage. A vrai dire, difficile de passer après Crater Lake, je crois que ça a vraiment biaisé mon jugement, même si on est bien d’accord, ça n’a rien à voir. Si vous êtes dans le coin, ça vaut malgré tout la visite, à coupler avec les deux autres secteurs du parc pour un aperçu complet.

Où dormir

Vous l’aurez compris : ne faites pas comme nous ! Réservez à l’avance ou repérez quelque chose de sérieux avant de partir. Cette région n’est pas très fournie en hébergement et en haute saison, ça peut être difficile de trouver quelque chose au dernier moment.

On aurait eu la possibilité de camper dans la forêt Ochoco, située entre Prineville et Mitchell, il restait de la place, mais il n’y avait aucune commodité (pas d’eau ni de toilettes) alors on a continué notre route. A ce moment-là, je me disais que c’était probablement la bonne occasion pour tester la nuit dans la voiture sur le parking du Walmart de Prineville. Il suffirait de ranger un peu nos affaires et d’installer nos matelas à l’arrière de la voiture. Pendant le trajet, je vérifie si le Walmart de Prineville figure dans la liste des Walmart où ce n’est pas autorisé. Ne le voyant pas dans la liste, je me dis que le sujet est réglé : on dort au Walmart et on va se brosser les dents en pyjama au milieu de la nuit dans le magasin, mon rêve 🙂 En arrivant à Prineville (à une heure de route de Mitchell), je comprends pourquoi le Walmart de Prineville n’était pas dans la liste : il n’y a PAS de Walmart à Prineville !!!

Il faut donc trouver une solution, d’autant plus que le soleil tombe sérieusement. Je regarde alors les hôtels à Portland, puisqu’on doit visiter les gorges de la Columbia River le lendemain, on n’en serait donc pas loin. Sauf que Portland est à trois heures de route et que les hébergements restants sont chers. On décide alors de prendre la route pour s’en rapprocher, en espérant croiser un camping ou un Walmart dans les villes suivantes.

Finalement, à peine sortis de Prineville, nous voyons la pancarte du Crook County RV Park, où par miracle il restait deux emplacements tente. Pour 16$ la nuit, le camping était tout confort : des sanitaires très propres, le wifi, un préau pour cuisiner et une salle façon « salon » pour se mettre à l’abris. On a eu chaud mais du coup, on n’a toujours pas testé la nuit au Walmart à l’heure actuelle 😉

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